Le Chant du Cygne

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LE CHANT DU CYGNE
LE CHANT DU CYGNE

By Brice B² BEDOUET

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by Brice B² BEDOUET

Un air, une béquille,

Qui rassure jamais quand je vrille.

Jamais.

Un bout de fil, illégitime,

Sur lequel ça danse, ça perd le nord.

Déséquilibré…

 

Ne cherche pas le nom que se débine,

il n’aura jamais le son que tu cherchais.

Jamais.

Tu peux toujours courir,

La bâtardise,

C’est comme une tâche sur le drapeau.

Il n’y aura jamais quelqu’un.

Jamais.

 

Sciemment,

Oui, je m’épuise

A faire des signes dans tous les sens.

Ne cherche pas,

Ce nom te déguise, ne sera plus jamais.

Et c’est un signe.

Jamais.

 

Un bout de cygne, blanc et docile,

Qui vit un temps le nom qui le signe.

Depuis j’attends que ça manque….

Les yeux noirs et illuminés

Cherchent encore que quelqu’un se décide.

Quelqu’un…

 

Ton coin,

J’en ai fait ma presqu’île,

Tu peux toujours attendre,

Il n’y aura plus jamais de fil.

Tu peux toujours attendre…

 

Un élan mais si fragile,

Qui très vite se broie dans le verre qui me grise,

De trop de mélancolie.

 

Je veux bien qu’il y ait méprise,

Que Goliath, avec le temps, se brise sur la vie,

Mais l’amour que je lui prise,

Ca ne compte jamais.

 

Alors je danse sur tous mes fils,

Je peux tomber, je plierai pas un cil.

Jamais.

Il n’y aura plus jamais d’héroïne, de sauveur, ni de béquille.

J’embobine le cours de mes fils…

 

Et je peux toujours attendre. Et courir…